Hello! Nous sommes bien rentrés en Suisse, avons repris et commencé nos emplois respectifs, et déjà revu quelques amis. Peut-être est-ce un effet du décalage horaire: je ne parviens plus à dormir depuis 4h30 ce matin (a posteriori: je finis ce post une semaine après la rédaction de ce passage). J’ai essayé de lire un peu puis de me recoucher, mais rien n’y fait. Donc je suis descendu dans la salle à manger, ai feuilleté quelques pages d’une bande dessinée (officiellement “roman graphique“) puis ai pris la décision d’écrire la suite de ce blog. A aucun moment, bien évidemment, ai-je envisagé de la stopper au milieu de notre épopée, mais cela aurait facilement pu arriver. Je pense que chacun sait de quoi je parle. Je suis moi-même arrivé il y a quelques jours sur un blog dont les auteurs avaient comme nous fait un voyage de plusieurs semaines, comme nous relatés quelques événements de leur quotidien, et comme nous eu à subir un décalage croissant entre les événements vécus et leur rédaction. Le dernier article disait “nous sommes bien rentrés et impatient de vous raconter la suite” et s’arrêtait là, en janvier 2007. De notre côté, nous serons très heureux, plus tard, de pouvoir nous souvenir en détails de ce voyage. Et peut-être que quelques parents et amis s’intéressent à la suite de nos aventures…
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| De San Francisco… |
En ce lundi, Sarah doit rencontrer les gens du laboratoire de robotique de l’université de Stanford. Inutile de préciser qu’elle est légèrement agitée et que nous devons nous lever très tôt. Nous nous rendons à pied à l’université, très proche de notre motel, et en profitons pour nous balader sur le campus. Celui-ci est très étendu, avec un nombre faible de batiments dépassant deux à trois étages. Le style de ces batiments est très particulier et rend l’endroit agréable à vivre. Ils sont en général construits en terre ocre ou brune, et les toits sont faits de tuiles rouges. L’ensemble est cohérent est offre un sentiment de quiétude, ajouté à une végétation importante et omni-présente, ainsi qu’à l’interdiction aux véhicules privés (à l’exception des vélos) de circuler.
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| De San Francisco… |
Nous entrons dans le campus par le nord où se situent les installations sportives. Des terrains de football, rugby, des bassins de natation, un plongeoir et d’autres lieux de sports parsèment notre chemin: on se croirait dans un film (américain). Nous apercevons de loin le stade de football américain du club, que j’essaierai mais ne pourrai pas visiter. Une photo prise depuis la tour Hoover (la capacité du stade est de 50000 personnes et il y a un arrêt de train utilisé uniquement les soirs de match):
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| De San Francisco… |
Nous arrivons ensuite sur la “Serra Mall”, une des routes importantes traversant le campus, et la longeons jusqu’au “Williams Gates Computer Science” building où se trouve le laboratoire. Malheureusement, le Professeur que Sarah doit rencontrer n’est pas encore arrivé et nous repartons nous balader, et grimpons notamment sur la tour Hoover qui nous permettra d’avoir un superbe aperçu du campus.
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| De San Francisco… |
Et ça c’est le batiment des mathématiques:
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| De San Francisco… |
De l’autre côté:
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| De San Francisco… |
Nous allons également dans une des très nombreuses bibliothèques, afin de relever nos mails (!) et mettre à jour le blog (!!!), puis retournons au laboratoire où Sarah me quitte pour aller travailler. Je continue ma tournée sur le campus, et passe par le Stanford bookstore, où j’achète des souvenirs stupides à l’éfigie de l’école et quelques livres (dont Jimmy Corrigan: The Smartest Kid on Earth, une des oeuvres les plus sincères et puissantes que je connaisse). Puis je saute dans un bus au hasard et continue mon périple jusqu’à arriver au centre commercial de Stanford. En effet, nous avions prévu de faire des achats pour profiter de la mini-cuisine dans notre chambre et faire quelques économies et je veux savoir à quoi ressemble le centre commercial d’une université américaine.
Après avoir traversé un parking pour aller de l’arrêt de bus au centre commercial, je me trouve dans un alignement circulaire de magasins de luxe au milieu duquel trône un macy’s. Je cherche un simple supermarché et réalise peu à peu, tout en me déplaçant avec mes sacs encombrants, que ça va être difficile. Je quitte le centre et m’approche d’un batiment un peu à l’écart, après avoir traversé un immense parking et longé des magasins de complets masculins ou de parfums, qui se révèle être un magasin de meubles de luxe. Encore un peu plus loin, je trouve un supermarché. Bonne et mauvaise surprise: celui-ci se révèle être le pendant américain du supermarché de globus, soit des produits d’excellente qualité au prix de produits d’excellente qualité, bien exposés dans un cadre chatoyant.
Un petit moment plus tard, croulant sous les sacs de commissions, je me dirigie vers un arrêt de bus qui me dépose loin de notre hôtel, auquel j’arrive lessivé. En effet, passé un délai allant de quelques minutes à une ou deux heures, je fatigue à une vitesse croissant exponentiellement lorsque je dois faire les courses ou me déplacer en ville, à pied, en voiture ou en transports publics. Je m’énerve – ou m’agace – également très vite pendant ce temps. Dans ces conditions, le retour à la chambre est une délivrance. Pour des raisons purement masochistes (parce qu’il nous reste encore assez de linge propre), je mets tout notre linge sale dans un sac et retourne sur mes pas jusqu’à une laverie. L’endroit est un peu sale, mais je ne veux plus marcher. J’avais acheté de la lessive et était allé à la banque changer des dollars en quarter et bien évidemment, dans la laverie je trouve un changeur de dollars en monnaie, à côté d’un distributeur de de doses de lessive. Je patiente en lisant le San Francisco Bay Guardian, journal gratuit à l’information pertinente, avec de nombreuses bonnes critiques de disques, films et concerts à venir. Le genre de journal qu’on rêverait de voir remplacer les bouses que sont nos quotidiens et autres journaux gratuits, daily rock compris. Je rentre avec notre linge mouillé (l’argent mis dans les séchoirs ne sert visiblement qu’à les faire faire du bruit).
Sarah a laissé un message à la réception: le Professeur du laboratoire invite tout le monde le soir même à aller manger des sushis, moi compris. Nous nous y rendons en compagnie d’Allison et Roland, qui travaille dans le laboratoire et auparavant a étudié à l’EPFL. Allison a également étudié en Suisse avant de rentrer aux Etats-Unis avec Roland. Elle nous propose de nous mettre en contact avec Amber, sa petite soeur, qui habite à Brooklyn (nous dormirons chez elle quatre nuits). Au restaurant, les gens du laboratoire et toutes les autres personnes également invitées sont des plus gentils et drôles. Les sushis sont excellents (désolé, pas de photo) et je mange plein de trucs que je n’aurais jamais eu l’idée de commander, et qui se révèlent être très bons. Expérience à retenter. Puis nous allons dans le café situé en face. L’expresso y est excellent. Important! il faut toujours demander des expressos en Amérique, sinon la commande n’est pas vraiment du café, mais plutôt de l’eau chaude avec un goût de café. Et ça n’est pas bon. Et ça prend une heure à le finir parce qu’au début il est beaucoup trop chaud et ensuite beaucoup trop mauvais.
Roland et Allison nous ramènent en voiture et nous allons nous coucher après avoir noté qu’aucun de nos habits étendus au hasard ne semble être sec. Correction d’après mes notes: je prends environ trois heures pour écrire deux articles et ensuite vais me coucher. Sarah était très contente de sa journée, mais ça n’a pas suffi à la garder éveillée et elle dort depuis longtemps.





















