J’ai du retard à rattraper, c’est pourquoi il y a plusieurs nouveaux articles postés en même temps. Ne pas hésiter à continuer à descendre la page après la lecture de celui-ci.
Nous avons réservé le soir précédent deux places dans un bus greyhound joignant Los Angeles à San Jose et devons nous lever tôt: Jonas, excellent hôte (hello Jonas! Merci encore!), nous amenant en voiture à la station Greyhound de Los Angeles après être tous aller acheter de l’eau et des bagels. Adieux déchirants comme d’habitude puis nous rentrons dans la file pour patienter une bonne demi-heure jusqu’à l’embarquement. Pendant ce temps, nous pouvons observer les personnes fréquentant la station de bus. Ceux-ci vont de la famille peu aisées voyageant par bus aux sans-abris hantant la station. Il y a également quelques voyageurs sac au dos, mais ils sont plus rares. L’ambiance est plutôt triste, mais une journée de transit est rarement l’occasion de s’amuser (hé hé!). Petite excitation inutile: un autre bus part pour Tucson et Calexico (origines du groupe et du nom du groupe “Calexico”) en Arizona.
Nous montons dans le bus plein et allons occuper les deux derniers sièges adjacents de libre. Les gens sont très étranges, causants pour des sujets très banals et nous ne ferons connaissance avec personne. La route est des plus monotone, Sarah lit et écoute de la musique tandis que j’écris quelques lignes pour le blog (part 14). En général, nous voyons de superbes paysages: des lacs (San Luis Reservoir, …), de vastes champs, mais à la longue, et en tenant compte des parties désertes, on s’ennuie. Escale dans un succulent burger king, où je craque. Après avoir rapidement fait le choix de prendre un veggie burger (burger végétarien), je craque à la dernière seconde et commande un burger mutant bacon-viande-fromage et frites (grasses) et coca (à volonté). Gloups. Pour la petite histoire, je mange les burgers depuis un temps très restreint suite à une aversion qui remonte à ma plus tendre enfance. Dans mon plus jeune âge, il n’y avait de MacDonald’s (à ma connaissance) qu’à Villeneuve et à Lausanne (une légende urbaine disait même que le second vendait de la bière) avant que la Placette subisse une rénovation et accueille un MacDo en son sein. Ma Maman, très prévenante et soucieuse de la question diététique m’apprit (et en ce temps-là, ce qu’on me disait je savais le retenir. Une majorité de mes préjugés – et j’en collectionne un nombre impressionnant, ce qui n’est pas pratique dans le contexte actuel – date de mon enfance) que les burgers MacDo étaient très “mauvais pour la santé” (ce qui est vrai, au passage). Petit problème: j’assimilai cela à tous les burgers (mignon aveuglement de cet âge: je mangeais les steaks hachés avec bonheur) et refusai pour très longtemps d’en manger dès après avoir gouté un burger MacDo, le gout sucré du pain m’ayant affolé et ayant inconsciemment et sans beaucoup de raison enclenché la validité de l’équation “burger = mort”. Ma seconde bouchée dans un burger s’est faite chez “Dangerous Dan” (merci Dan! Voir part 5) et depuis j’en ai englouti plusieurs, qui visuellement s’accumule jour après jour depuis ce moment en une sensuelle ceinture de graisse.
Après six heures de voyage, nous arrivons à San Jose, ville très propre, et nous posons pour la première fois la question du voyage jusqu’à Palo Alto, notre prochain escale.